Alors que chez nous on continue à chercher et à arrêter les victimes de Servaty, présumées coupables, de l'autre côté les députées belges dénoncent le scandale provoqué par ce touriste libertin et appellent à concrétiser la poursuite judiciaire. Le 12 novembre, elles ont adressé à l'opinion publique une communication publiée par le journal « Le soir », afin de condamner le tourisme sexuel et de soutenir les filles abusées dans le cadre de « l'affaire d'Agadir ».
Les députées bruxelloises Fatiha SAIDI, Céline FREMAULT, Dominique BRAECKMAN, Nathalie GILSON, ont célébré la journée nationale de la femme par la publication d'un appel citoyen et très humain dans l'optique d'accueillir convenablement la «Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes», le 25 novembre : « À l'occasion de ces commémorations, nous voulons rappeler les violences qui frappent spécifiquement les femmes de par le monde où elles sont encore trop souvent soumises aux mariages forcés, mutilations génitales, lapidations, défigurations à l'acide, viols utilisés comme armes de guerre, esclavage sexuel et prostitution forcée... »
Le caractère universel du problème ne peut en aucun cas occulter sa dimension régionale et nationale : « il est aussi de notre devoir, de ne pas jeter un regard accusateur et moralisateur sur les pays du monde en oubliant le nôtre (la Belgique) qui peut aussi, parfois, produire son lot de souffrances ».
Le cas des filles gadiries a été le sujet particulier de la communication intitulée “De Bruxelles à Agadir, non à la violence faite aux femmes”, il s'inscrit dans le cadre du tourisme sexuel « avec sa dimension la plus intolérable, celle de l'exploitation de la misère humaine [...] Dans notre pays, il s'est illustré, en juin dernier, par «l'affaire d'Agadir» où des jeunes femmes ont été abusées par un touriste belge opérant toujours selon la même technique, en faisant miroiter aux femmes des promesses de mariage assorties de la possibilité d'émigrer, via le regroupement familial, vers la Belgique. Là-bas, au Maroc, 13 de ces femmes croupissent toujours en prison et leur vie, à, leur libération, sera lourdement hypothéquée sur les plans social, familial, professionnel, affectif... Ici, en Belgique, l'auteur présumé des faits n'a toujours pas été inquiété par la justice alors que ses victimes sont en prison ».
Aujourd'hui, elles sont au nombre de 15, la dernière arrêtée était une mineure au moment de l'abus ! Elles sont trois mineures maintenant derrière les barreaux ! Le mouvement de solidarité de la part des marocains est très timide. On se demande même pourquoi elles n'ont bénéficié d'aucune grâce à l'occasion de la fête nationale ! L'initiative des députées bruxelloises défend l'égalité des droits qui ne laisse pas de crimes impunis et qui ne peut tolérer de voir les femmes des pays du sud servir de proies faciles : « Il est donc, pour nous, tout à fait évident, pour être en harmonie avec nos législations et notre philosophie en la matière, de ne rester ni indifférentes ni inactives devant les faits commis à Agadir. C'est pourquoi nous demandons aux autorités belges d'utiliser les voies diplomatiques pour que le Maroc considère ces femmes comme victimes et non plus comme coupables. D'autre part, nous demandons que le traitement des plaintes déposées en Belgique soit pris en compte avec la diligence qui convient et attendons dès lors que la justice belge produise rapidement ses effets réparateurs pour réhabiliter les femmes victimes et leurs familles ».
Merci pour cette leçon de tolérance et de solidarité !
Les députées bruxelloises Fatiha SAIDI, Céline FREMAULT, Dominique BRAECKMAN, Nathalie GILSON, ont célébré la journée nationale de la femme par la publication d'un appel citoyen et très humain dans l'optique d'accueillir convenablement la «Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes», le 25 novembre : « À l'occasion de ces commémorations, nous voulons rappeler les violences qui frappent spécifiquement les femmes de par le monde où elles sont encore trop souvent soumises aux mariages forcés, mutilations génitales, lapidations, défigurations à l'acide, viols utilisés comme armes de guerre, esclavage sexuel et prostitution forcée... »
Le caractère universel du problème ne peut en aucun cas occulter sa dimension régionale et nationale : « il est aussi de notre devoir, de ne pas jeter un regard accusateur et moralisateur sur les pays du monde en oubliant le nôtre (la Belgique) qui peut aussi, parfois, produire son lot de souffrances ».
Le cas des filles gadiries a été le sujet particulier de la communication intitulée “De Bruxelles à Agadir, non à la violence faite aux femmes”, il s'inscrit dans le cadre du tourisme sexuel « avec sa dimension la plus intolérable, celle de l'exploitation de la misère humaine [...] Dans notre pays, il s'est illustré, en juin dernier, par «l'affaire d'Agadir» où des jeunes femmes ont été abusées par un touriste belge opérant toujours selon la même technique, en faisant miroiter aux femmes des promesses de mariage assorties de la possibilité d'émigrer, via le regroupement familial, vers la Belgique. Là-bas, au Maroc, 13 de ces femmes croupissent toujours en prison et leur vie, à, leur libération, sera lourdement hypothéquée sur les plans social, familial, professionnel, affectif... Ici, en Belgique, l'auteur présumé des faits n'a toujours pas été inquiété par la justice alors que ses victimes sont en prison ».
Aujourd'hui, elles sont au nombre de 15, la dernière arrêtée était une mineure au moment de l'abus ! Elles sont trois mineures maintenant derrière les barreaux ! Le mouvement de solidarité de la part des marocains est très timide. On se demande même pourquoi elles n'ont bénéficié d'aucune grâce à l'occasion de la fête nationale ! L'initiative des députées bruxelloises défend l'égalité des droits qui ne laisse pas de crimes impunis et qui ne peut tolérer de voir les femmes des pays du sud servir de proies faciles : « Il est donc, pour nous, tout à fait évident, pour être en harmonie avec nos législations et notre philosophie en la matière, de ne rester ni indifférentes ni inactives devant les faits commis à Agadir. C'est pourquoi nous demandons aux autorités belges d'utiliser les voies diplomatiques pour que le Maroc considère ces femmes comme victimes et non plus comme coupables. D'autre part, nous demandons que le traitement des plaintes déposées en Belgique soit pris en compte avec la diligence qui convient et attendons dès lors que la justice belge produise rapidement ses effets réparateurs pour réhabiliter les femmes victimes et leurs familles ».
Merci pour cette leçon de tolérance et de solidarité !